félicitations et encouragements pour cette initiative, que je soutiens de tout
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Fruimalin. Un concept pour collecter, redistribuer, recycler
Quand les arbres donnent autant ne pas les ignorer
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Les branches des fruitiers croulent sous le poids de fruits parfois non récoltés. Photo archives LBP
Thierry Deiller lance Fruimalin. Un concept généreux et écoresponsable pour éviter le gâchis des fruits non récoltés.
Pommier. Ce nom vient du latin « pomum » qui signifie fruit à pépin. Il en existe plus de 20 000 variétés.
Energie. Un fruit importé par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole qu'un fruit de saison.
Des kilos de mirabelles en train de pourrir sur un trottoir, ce genre de spectacle n'est pas du tout du goût de Thierry Deiller. « Elles étaient tombées de l'arbre et la maison des
propriétaires était fermée, tout allait être fichu », lance le quinquagénaire.
Thierry Deiller se met dès lors à observer les arbres de son quartier. Il découvre avec stupéfaction que nombre de fruits ne sont jamais récoltés : « Pour moi toute cette nourriture pouvait et
devait être redistribuée. J'ai donc envoyé des courriers à plusieurs municipalités et lancé un appel par les médias. J'ai reçu 180 propositions d'arbres non cueillis en une semaine ».
Cette première étape franchie, Thierry décide de passer à la vitesse supérieure en créant le concept Fruimalin. L'idée : ramasser des fruits avec l'aide de bénévoles, les stocker, les offrir à
des organismes caritatifs. Mobiliser également les étudiants sur le campus. « Il y a le désir de ne plus gâcher mais également le souhait de sensibiliser les gens à l'écologie, au recyclage, à
la protection de l'environnement », explique Thierry Deiller.
Cet ancien restaurateur d'œuvres d'art et de céramiques anciennes qui a travaillé, entre autres, pour le musée du Louvre ne dissimule pas sa fibre pour la nature : « J'aime les vieilles
pierres, les œuvres, j'ai fait ce que j'ai pu pour en sauver, mais aujourd'hui, la priorité, c'est l'environnement. D'ailleurs sans nature un château n'est plus rien. C'est un tout ».
Fort de ce constat Thierry Deiller conduit donc son propre combat pour préserver la planète. Fruimalin en est l'exemple type. « Mon intention est également de montrer que tout est faisable à
partir des fruits. Nous les donnerons frais mais nous transformerons ceux qui restent. L'idée est de faire du jus de fruits, des confitures et même des compléments alimentaires pour les animaux
», explique le Dijonnais.
Cinq municipalités, bien dotées en arbres fruitiers : Fontaine, Talant, Plombières-lès-Dijon, Ahuy, Daix et une partie de Dijon (Nord-Ouest) ont adhéré à l'idée de Thierry qui est également
suivi par les habitants de son quartier. Trois entrepôts permettront de stocker les fruits à bonne température de conservation.
La « première » de Fruitmalin est prévu du 3 septembre au 31 octobre. En attendant, Thierry Deiller apporte les derniers réglages. Il est confiant : « Quand on monte un projet il faut toujours
que des fées se penchent sur le berceau. J'ai le sentiment que c'est le cas ».
Catherine Vachon
c.vachon@lebienpublic.fr
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