tout est relatif.....

Publié le par Jacqueline PERRONNEAU-GADREAU

Pour ceux qui se plaignent du froid, de la pluie et du vent ces jours-ci, je vous laisse découvrir ce que rapporte Pierre FAURE, apiculteur canadien , journée du 7 novembre 2008:

 

 

Samedi 8 Novembre 2008

-6 degrés tôt ce matin.
-4 degrés au plus chaud de la journée.
Pluie verglaçante en matinée.

Le moins que l'on puise dire, c'est que j'ai vraiment eu du nez.
En rentrant les ruches mercredi matin, j'ai vraiment bien anticipé et je me suis évité bien des problèmes.
Comme prévu, la neige est arrivée et a blanchi la campagne environnante.
Les prévisionnistes d'Environnement Canada" avait annoncé un petit 5 cm et c'est finalement 40 cm de neige fraîche qui sont tombés en une seule nuit.
Les choses avaient vraiment mal commencé puisque jeudi matin, tout était recouvert de glace.
La pluie refroidit par des températures négatives s'est accumulée sous forme de croûte de glace et à recouvert presque tout.
Les routes en premier lieu qui rendaient la conduite vraiment dangereuse puis les lignes électriques recouvertes de tonnes de glace qui ont engendré des coupures de courant dans certaines fermes isolées.
La campagne environnante s'est recouverte d'une épaisse couche de glace qui complique la vie de bien du monde.
J'ai peine à imaginer le cauchemar s'il avait fallu rentrer les ruches recouvertes de glace, ç'aurait été vraiment impossible.
Il m'est déjà arrivé de transporter des ruches dans de telles conditions et j'en ai gardé un très mauvais souvenir.
Avec une couche de glace sur chaque toit de ruche, c'est un véritable travail d'équilibriste pour faire tenir les palettes les unes au-dessus des autres, c'est comme si l'on essayait de faire tenir deux savonnettes l'une au dessus de l'autre.
La plateforme du camion est tout aussi glissante et l'usage de gravier est obligatoire sous peine de retrouver ses palettes par terre.
J'ai vraiment bien calculé mon coup puisque toutes les ruches ont été déplacées dans le caveau d'hivernage sans la moindre petite goutte de pluie ni même le plus petit morceau de glace.
Je reste pantois quand je pense à la température que nous avions mardi dernier (19 degrés), il y a à peine 72 heures.
Quel contraste !!!!
C'est la première fois en tout cas que la transition automne hiver est si courte.

Ce vendredi matin, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis parti vers la miellerie pour équiper mon swinger avec le godet à neige.
C'est une opération qui prend à peine quelques minutes puisque le godet se glisse sur les fourches, il ne reste ensuite qu'à connecter les flexibles hydrauliques et le tour est joué.
Il ne faisait pas très chaud et il neigeait encore mais ça ne m'a pas empêché de passer 2 heures à dégager ma cours de ferme.

Mauvaise surprise ce matin en me rendant dans le hangar d'hivernage.
Les deux boudins de ventilation latéraux étaient décrochés et traînaient par terre consécutivement à une coupure d'électricté.
Vers 3 heures du matin, nous avons effectivement eu une coupure d'électricité pendant environ 1 heure mais je n'ai pas voulu me déplacer pour déconnecter les ventilateurs.
Je sais pertinément que les ventilateurs qui se remettent en marche créent un flux d'air trop important pour maintenir en place les aggrafes qui soutiennent les boudins , l'onde de choc est vraiment trop forte et les aggrafes se décrochent.
L'air continue de circuler dans les boudins mais ceux-ci se retrouvent par terre.
Cette situation n'est pas dramatique si les sorties d'air restent éloignées des entrées des ruches.
Le débit d'air qui sort des bouches d'aérations le long du boudin est vraiment important et pourraient perturber les abeilles.
Je savais ce matin que j'allais retrouver mes boudins par terre mais je ne me suis pas trop inquiété.
En l'espace de 15 minutes, j'avais raccroché mes deux boudins à la bonne hauteur.

Autre découverte importante, c'est la taille des colonies lorsque je retire les réducteurs d'entrées.
J'attends toujours ce moment avec impatience car en peu de temps, je peux voir les colonies et évaluer leur force, ça me donne toujours une bonne idée de ce que sera l'hivernage et des chances de survie de mes colonies.
Chaque réducteur d'entrée est retiré pour laisser l'air circuler à l'intérieur de la ruche, ça évite les problèmes de condensation et ça permet de visualiser l'intérieur de la ruche.
Je ne retire pas les entrées tout de suite après la dernière transhumance car les abeilles sont bien trop excitées par le transport mais j'attends environ 48 heures, c'est plus simple.
L'évalutation d'une colonie dans un caveau d'hivernage est un petit peu particulière dans la mesure ou il nous est impossible d'ouvrir les ruches.
L'observation des abeilles à travers la porte d'entrée à l'aide d'une lampe torche permet d'apprendre beaucoup de choses sur l'état de santé de la colonie, sa force, la propreté du fond de la ruche, etc.
C'est une véritable mine de renseignements !!!
J'éprouve beaucoup de plaisir à observer le fond de mes ruches surtout lorsque les abeilles recouvrent l'ensemble des cadres sur toute la largeur de la ruche. C'est le cas des 220 ruchettes que nous avons confectionnées fin mai début juin qui débordent même à l'extérieur pour certaines tellement il reste peu de place à l'intérieur (voir photo).
Du côté des ruches standart 9 cadres, c'est un peu plus disparate avec bon nombre de monstres et comme d'habitude des ruches plus faibles réparties sur deux ou trois cadres qui ne passeront pas l'hiver.
Certaines ruches sont difficiles à évaluer car les abeilles sont à peine visibles mais en regardant bien et en orientant le faisceau lumineux sous un autre angle, on aperçoit quand même des rangées d'abdomen suspendues sur 8 intercadres, ce qui laisse supposer que la ruche est vraiment forte.
Dans les cas extrêmes, il n'y a aucune abeille sur le bas des cadres mais lorsqu'on soulève le toit (quand c'est possible), on peut voir beaucoup d'abeilles sur le couvre cadre, ce qui laisse à penser qu'une colonie qui ne laisse voir aucune abeille à la base des cadres n'est pas forcément morte.
Dans l'ensemble, mes deux heures d'observation se sont révélées très positives car j'ai vraiment vu beaucoup d'abeilles et je suis assez optimiste pour l'avenir et pour la suite de mon hivernage.


 


Malheureusement, les photos de neige ne se sont pas transférées, je vous recommande d'aller voir le site www.frenchbeefarm.com, journal, 2008, novembre.

 

C'est édifiant , BRRR!! et,dit-il, c'est reparti pour 6 mois !















 

 


 

 

 

 

 

 

 


































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