les abeilles du Territoire

Publié le par Jacqueline PERRONNEAU-GADREAU


( de Belfort)

un apiculteur du Territoire dans la presse de  l'est: article L'Alsace Le Pays du 22 janvier 2009: monsieur Pierre SAUGY
( quelques  petites inexactitudes toutefois dans la transcription de l'interview par le journaliste)


Pierre Saugy Cinq décennies de passion pour l’apiculture

ESSERT

Originaire de Vallorbe en Suisse où son père était agriculteur, Pierre Saugy a découvert le monde des abeilles en traversant fortuitement un essaim en conduisant son tracteur. « J’ai été le premier étonné de constater que j’étais quasiment insensible aux piqûres de ces insectes,raconte-t-il. Parce qu’on m’avait dit alors que je serais un bon apiculteur, j’ai voulu essayer de le devenir ».
Confiée par un voisin, sa première ruche n’a fait qu’aiguiser son intérêt. Il en a entretenu une quinzaine dans les prairies suisses jusqu’au début des années soixante, moment où il est venu travailler aux usines Peugeot. Il ne retrouvera les ruches et les abeilles que quelques années plus tard.
Installé à Essert en 1973, il décide de créer un véritable rucher sur un terrain bien exposé. Il y installe une trentaine de ruches et peaufine ses connaissances de l’élevage des abeilles. « J’ai appris le calme et la douceur parce que ce sont des qualités indispensables pour approcher les abeilles » explique-t-il : « À condition de ne porter aucun parfum et avec quelques précautions, on peut évoluer au contact des insectes sans aucun équipement ».

« Miel réputé »

Aujourd’hui, il conserve encore une dizaine de ruches dont il s’occupe toujours avec la même passion. Devenu officiellement spécialiste sanitaire apicole, il accueille volontiers les amateurs intéressés par cette pratique et est devenu un militant convaincu de la défense de l’environnement. « Par rapport à d’autres apiculteurs, je m’estime privilégié, poursuit Pierre Saugy. Mes abeilles sont en bonne santé, mon miel est réputé mais ce n’est pas le cas de tous les amateurs. Il faut vivre l’apiculture comme un loisir, pas comme un moyen de gagner de l’argent. Il faut s’imaginer le plaisir de cueillir un essaim sauvage ou de chercher dans une ruche les reines en surnombre. Il faut aimer les choyer, les nourrir et tout simplement les regarder vivre. Mon seul regret après toutes ces années, c’est de n’avoir jamais vu le vol nuptial d’une reine ».



Hervé Haustete

Publié dans REVUE DE PRESSE

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