biodiversité

Publié le par Jacqueline PERRONNEAU-GADREAU

 

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Chevigny-Saint-Sauveur. L’usage des “auxiliaires” se développe à l’Afpa. La biodiversité, alternative aux produits chimiques

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le 21/06/2011 à 05:00 Vu 6 fois
Les abeilles sont les vecteurs de la biodiversité. Photo SDR

Les abeilles sont les vecteurs de la biodiversité. Photo SDR

Dans le but de sensibiliser à la richesse et à l’utilité de la biodiversité, un jardin mellifère a été créé par les stagiaires en horticulture et en ouvrier du paysage au campus Afpa.

“Le bio en priorité”, tel est le mot d’ordre des stagiaires en horticulture au campus Afpa de Chevigny-Saint-Sauveur qui sont sensibilisés au quotidien à la richesse et à l’utilité de la biodiversité.

Pour la formatrice de l’Afpa, il est essentiel d’apprendre aux stagiaires à agir, à utiliser les alternatives aux traitements chimiques, à connaître, respecter et favoriser la faune naturelle. Ils ont ainsi les clés pour mieux comprendre pourquoi notre environnement est fragilisé.

« Dans les serres de l’Afpa, nous n’utilisons plus de traitements chimiques depuis dix ans. À la place, nous développons des pratiques de luttes préventives et nous introduisons aussi artificiellement certains insectes utiles, les “auxiliaires”, afin de lutter contre les parasites. Le concept de biodiversité est cependant nouveau dans le sens où nous cherchons maintenant à maintenir les “auxiliaires”, de manière naturelle et spontanée. Cette pratique a déjà fait ses preuves dans nos serres car cette année, nous avons pu constater pour la première fois que la larve d’aphidoletes, petit insecte qui se nourrit de pucerons, est présente naturellement sur nos plantes. Le jardin mellifère que nous avons aménagé à l’extérieur est la preuve que l’on peut sortir cette pratique des serres ! », explique Dalila Benneka, formatrice en horticulture.

Un second essaim d’abeilles a été installé au cœur du jardin créé par les stagiaires, illustration parfaite de pratiques paysagères et horticoles plus respectueuses de l’environnement.

Les stagiaires ont travaillé sur les arbustes et les fleurs mellifères tels que la bourrache officinale, la centaurée, le coquelicot de Californie, la phacélie… Ces espèces florales et vivaces ont été cultivées dans les serres de l’Afpa avant d’être aménagées à l’extérieur. Il n’y a aucun traitement autre que le nettoyage manuel des cultures et le lâcher d’auxiliaires comme les coccinelles, les syrphes, les aphidoletes, qui vivent naturellement dans la région.

Utiliser les insectes locaux

Un nichoir à insectes est installé au cœur du jardin pour symboliser l’ambition de privilégier uniquement les insectes locaux et éviter à terme d’introduire des insectes artificiellement.

Le concept de biodiversité est une tendance de plus en plus forte chez les professionnels de production horticole, qui doivent être en conformité avec une législation de plus en plus stricte. La formation permet ainsi aux stagiaires de développer des compétences de plus en plus recherchées sur le marché du

Publié dans REVUE DE PRESSE

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