le temps des réunions

Publié le par Jacqueline PERRONNEAU-GADREAU

 

 

Assemblée Générale de l' Abeille Apicole Beaunoise

 

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environnement. Les apiculteurs de la région ne semblent pas inquiets pour l’avenir de leurs abeilles. Beaune : À la rescousse du butinage

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le 01/12/2011 à 05:00 par ÉLODIE BIDAULT Vu 198 fois
Les membres de l’Association apicole beaunoise étaient dernièrement réunis à la Maison des associations. Photo E. B.

Les membres de l’Association apicole beaunoise étaient dernièrement réunis à la Maison des associations. Photo E. B.

Les membres de l’Association apicole beaunoise ont tenu dernièrement leur assemblée générale. L’occasion de faire le point sur l’évolution de cette activité en Pays beaunois.

«

L’apiculture, c’est avant tout une histoire de passionnés », lance avec émotion Vincent.

À 34 ans, il est l’un des plus jeunes adhérents de l’association. Une activité qu’il exerce surtout par plaisir. « Pour glaner quelques conseils, acquérir de nouvelles connaissances, mais aussi comprendre les difficultés existantes », explique-t-il.

Des adhérents en hausse

Comme la majorité des adhérents, il a décidé de ne pas en faire son métier. Trop de contraintes, trop de risques ? « Oui, il faut bien avouer que ce n’est pas toujours facile », fait remarquer Rémy Bigeard, l’un des responsables du rucher-école. « Il faut faire face aux maladies, aux prédateurs, aux baisses des effectifs du cheptel… Ce sont des problèmes auxquels nous sommes également confrontés en Bourgogne », indique-t-il. Et d’ajouter : « C’est pour cela qu’au sein de l’association, nous nous efforçons de mettre tous les moyens à notre disposition pour sauver les abeilles, même si chacun d’entre nous ne possède que quelques ruches. Aujourd’hui, on enregistre des pertes importantes au niveau des cheptels. Bien que nous ne produisons pas le miel à des fins économiques, il faut tout faire pour sauver les abeilles. Et au sein de notre association, cela passe par des conseils ou par des échanges d’astuces. Et, visiblement, la méthode semble la bonne, puisque de nouveaux adhérents font leur entrée assez régulièrement dans l’association ».

Des propos confirmés par le président de celle-ci, Gilles Moindrot : « Quand j’ai pris le poste en 1994, l’Association apicole beaunoise ne comptait que 25 adhérents. Aujourd’hui, nous en sommes à 67. C’est une bonne nouvelle, sachant que l’on a constaté un léger rajeunissement au niveau de la moyenne d’âge, avec l’arrivée, dernièrement, de plusieurs jeunes apiculteurs ».

De nouveaux modes d’exploitation

Malgré les maladies, les prédateurs ou encore les difficultés financières, ces nouveaux adhérents semblent partants pour se lancer dans l’aventure. « Peut-être, justement, parce qu’ils n’en n’ont pas fait leur activité professionnelle », fait remarquer un retraité présent dans la salle. Et Rémy Bigeard de préciser : « Même s’il y a eu quelques problèmes en Bourgogne, avec notamment des pertes d’effectifs, la situation est loin d’être inquiétante ». Et de souligner : « Pourtant, il faut bien admettre que, dans notre région, il y a énormément de monoculture, ce qui est très mauvais pour les abeilles ». Une remarque qui conduit obligatoirement à évoquer les nouvelles méthodes d’exploitations qui mettent en avant le côté environnemental. « Pour moi, ce ne sont que des effets de mode. Installer des ruches dans les vignes sur le même principe que celles qui ont été mises en place en ville, cela n’a pas vraiment d’impact. Les personnes qui optent pour cette solution veulent juste mettre en avant leur côté bio, rien de plus. Au final, si on observe bien ce genre de système, cela n’a pas vraiment de conséquences, ni sur les abeilles, ni sur nous, ni sur la production », rétorque Rémy Bigeard.

Publié dans REVUE DE PRESSE

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