que nous réserve le printemps?

Publié le par Jacqueline PERRONNEAU-GADREAU

 

Ci dessous  l'article du Bien Public de vendredi 27 janvier

 

 

Agriculture. Les apiculteurs s’inquiètent des effets du traitement Cruiser OSR sur leurs protégées. Abeilles : peur sur le colza

le 27/01/2012 à 05:00 par Nicolas Rouillard Vu 344 fois
Certains apiculteurs vont faire inspecter leurs ruches avant et après la floraison du colza… Photo SDR

Certains apiculteurs vont faire inspecter leurs ruches avant et après la floraison du colza… Photo SDR

Selon certains apiculteurs côte-d’oriens, le colza traité au Cruiser OSR pourrait avoir des effets désastreux sur les abeilles au printemps prochain.

Sale temps pour les abeilles. A l’heure où le mot écologie est dans toutes les bouches, un pesticide dont la mise sur le marché a été autorisée l’an passé fait craindre le pire aux apiculteurs.

Selon ces derniers, un certain nombre de champs de colza du département ont été semés avec des graines traitées au “Cruiser OSR”. Ce traitement, qui demeure actif dans toutes les parties de la plante pendant son cycle de végétation, peut affecter les insectes par ingestion ou par simple contact.

« On ne connaît pas exactement les effets de ce produit sur les abeilles, mais on a toutes les raisons d’être inquiet. Au vu de nos récoltes de miel, on sait qu’elles butinent beaucoup sur le colza. Pour ma part, je vais faire inspecter deux fois mes ruches pour faire un bilan de leur état sanitaire avant et après la floraison du colza », explique Jacky Labonde, président de l’association des amis des abeilles de Dijon.

Ce collectif compte aujourd’hui 128 apiculteurs, dont trois professionnels qui gèrent près de 400 ruches. Les amateurs possèdent pour leur part de 2 à 30 ruches. Tous les membres de l’association attendent la venue du printemps avec une appréhension non feinte. Même si, désireux de maintenir le dialogue avec les agriculteurs, ils reconnaissent que la raréfaction des abeilles n’est pas uniquement due aux pesticides.

« Parmi les abeilles qui périssent, 50 % disparaissent à cause des traitements chimiques. Un quart périt à cause du varroa, principal virus des abeilles. Les 25 % qui restent sont les victimes des méthodes de gestion de certains apiculteurs », souligne Jacky Labonde, qui poursuit : « Il ne faut pas blâmer systématiquement les agriculteurs. Ils ne sont pas responsables des effets des produits qu’on leur vend. Tous les ans, un tour de table réunit céréaliers et apiculteurs, ce qui permet d’échanger sur différents sujets. »

Si certains apiculteurs parlent de 40 % des champs de colza traités au Cruiser, il est difficile de fournir une statistique précise sur ce point. Du côté de la chambre d’agriculture de Bourgogne, on ignore la proportion de cultures traitées.

Dans quelques semaines, les apiculteurs sauront s’ils avaient raison ou non de craindre le Cruiser OSR. Pour ce qui est des abeilles, les dés sont déjà jetés…

Publié dans REVUE DE PRESSE

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